Le Monastère vu du parc

Le Monastère

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Un bâtiment séculaire

Les abbés Dupont

Le Monastère Saint Dominique, tel que nous le voyons aujourd’hui, fut construit par les abbés Dupont, trois frères qui ont marqué l’histoire de la ville de Nay dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Les sœurs dominicaines avaient été demandées par les Jurats de Nay pour ouvrir une école de jeunes-filles, et c’est ainsi qu’elles sont arrivées à Nay en 1687 ; elles s’installent alors dans le quartier Saint Roch.  Au XIXème siècle, leur couvent devient trop étroit, et on se tourne vers les trois abbés Dupont, qui avaient démontré leur talent de bâtisseur avec la réalisation de l’hospice Saint-Joseph, puis de l’école du même nom. Ne pourraient-ils pas construire un monastère pour les soeurs ? En 1868, Dominique Dupont acquiert le domaine Palengat dans ce but, et son frère André se charge de la réalisation architecturale.

Ainsi, en 1874, qu’elles viennent s’installer dans leur couvent, au 18 côte Saint Martin : « Les religieuses sortant de l’ancien couvent montèrent la colline bannière du Rosaire en tête. Il y avait 60 stalles au chœur, 60 cellules habitables,… la chapelle fut consacrée par Mgr l’évêque de Bayonne. »
Mais la fête ne dure pas longtemps, car la fin du siècle est marqué par la montée de l’anticléricalisme, qui vise aussi les ordres religieux : en 1905, les sœurs sont expulsées.
Jusqu’en 1914, le Monastère est investi par un « Grand séminaire » (« Institut de Théologie St Léon »), puis le bâtiment est occupé par « l’Ambulance Militaire »
En1919, l’exil des sœurs dominicaines prend fin. Elles reprennent leur vie contemplative, illuminant de leur prière les murs du Monastère. Cela dure jusqu’en 1972, date à laquelle l’ordre Dominicain quitte les lieux. Le bâtiment reste vide quelques années, jusqu’en 1979, quand arrive la Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau immolé (devenue Communauté des Béatitudes en 1991).

La Communauté des Béatitudes à Nay

En novembre 1978, quelques frères et sœurs de la Communauté rencontrèrent de manière providentielle, un couple qui leur parle du Monastère Saint Dominique à l’abandon depuis le départ des sœurs en octobre 1972. Un rendez-vous est pris entre les Sœurs dominicaines et les responsables de la Communauté du Lion de Juda. 

Trois mois après, la Communauté s’installait à Nay. Au départ, on y mène une vie partagée entre le travail et la prière : Laudes, prières des psaumes à midi, oraison silencieuse, complies… Un certain nombre de frères et soeurs travaillent à l’extérieur, les autres font de l’artisanat. A cette époque, la prière est centrale et il n’y a pas encore beaucoup d’activité apostolique.

Mais très vite, dans les années 80, un tournant s’opère : tout en gardant un rythme de prière régulier, la Communauté se consacre à l’apostolat auprès des jeunes : camps, sessions, école de vie… missions.
Aujourd’hui, cet apostolat est assuré par l’association Espérance Jeunes, basée à Autrey (Vosges), et la mission des frères et soeurs de Nay est plus diversifiée : soirées de prière charismatiques, journée ou weekends spirituels, retraite en silence et session Sport et prière, chacun peut y trouver de quoi rebooster sa vie spirituelle !

Un lieu à découvrir

La chapelle, construite en même temps que le couvent, fut consacrée par Mgr l’évêque de Bayonne le 17 mars 1884. Dans les premières années de son installation à Nay, la Communauté a transformé le Maître-autel, et pour la grande statue de Notre-Dame du Rosaire qui a été déplacée, une petite chapelle a été spécialement construite.

Autour du Monastère,  le parc est un lieu où il fait bon de se détendre, se  reposer et prier seul ou ensemble. C’ est un lieu de paix et de convivialité.

Dans le parc se trouve la chapelle Notre Dame du Rosaire. Elle a été construite dans les années 80 par les frères et sœurs de la Communauté du Lion de Juda pour y installer la statue de l’ancien Maître-autel. Nichée au pied de la colline, elle est comme une invitation à venir nous mettre sous la protection de la Vierge Marie. Cette chapelle  accueille l’Eucharistie de la messe des bergers à l’aurore du jour de la Nativité de Jésus et les procession notamment le jour de la fête du Saint Sacrement.

Comment imaginer un monastère sans un cloître ? Celui-ci est classique, de forme carré, fermé sur lui-même : il invite à l’intériorisation. On ne peut se déplacer d’un endroit à l’autre du Monastère sans y passer, autant de moments qui nous invitent à la prière. Notre-Dame a été choisie pour régner en ce lieu : son visage tourné vers la porte d’entrée, elle accueille toute personne qui pénètre dans le Monastère.